Archive for the ‘Famille’ Category
Posted on septembre 29, 2009 - by Nana
Allo Renoir! Bye-bye Ariel(tm) !
Des fois, je suis tellement à bout de voir ma fille colorier des princesses! Blanche-neige par-ci, Cendrillon par-là, ça devient insupportable. Mais aujourd’hui: découverte incroyable! il existe des livres à colorier de grands maîtres de la peinture (Gauguin, Degas, Van Gogh, Mary Cassatt, etc)! Aussi, des scènes médiévales, des paysages, des animaux, le tout sans référence à Walt Disney…
Je les ai achetés chez DeSerres, mais on les retrouve aussi sur Amazon.

Posted on mars 16, 2009 - by Nana
Mères jardinières
Comment font les autres? C’est une question que je me pose quotidiennement. C’est aussi ce qui m’a amenée à consommer avidement une quantité toujours grandissante de blogs de parents.
Petites difficultés
Quand mes enfants étaient tout petits, souvent j’en arrachais, et je discutais de mes difficultés avec d’autres mères pour réaliser que c’était à peu près pareil chez elles. L’allaitement était aussi douleureux au début. Les coliques, je ne suis certainement pas la seule à avoir connu ça. Le manque de sommeil? Fouillis, anyone? trouver une garderie, peut-être? Le cerveau est ainsi fait qu’on oublie ces choses-là. On ne garde que les bons souvenirs, en contemplant nos mignonnes photos de bébés qui dorment. Une fois, une, on a pris une photo de notre garçon qui braillait à se déchirer le poumon, pour s’en souvenir… C’est une réalité qui se produisait quand même régulièrement. Une photo sur 3500? 4000?
Moyennes difficultés
Par contre, quand les enfants grandissent, je remarque que le vécu est de plus en plus différent d’une famille à l’autre. Il y a les enfants sages, et les autres. Il y a des parents impliqués, beaucoup, à la folie, pas du tout. Il y a des gènes, il y a des couples qui se séparent. Nos chemins, partis à peu près du même point avec bébé, divergent.
Grandes difficultés
“Petits enfants, petits problèmes”, me rappelle souvent ma grande amie. Ça m’empêche de m’asseoir sur mes lauriers les jours où ça va bien. Je vis dans le doute! Oui, mais?
Mère indignes
Cela dit, il y a des mères indignes. J’en suis une, hé! ho! J’ai déjà servi des chips pour souper. J’exagère à peine.
Pour moi une mère indigne, c’est une mère qui, un jour, a rencontré un moment où elle s’est dit :
Ce que la société semble attendre de moi comme mère, je décide de ne pas m’en occuper, de ne pas l’écouter. J’aurai mes propres critères. L’image que je devrais dégager pour rendre les autres satisfaits et rassurés, ce n’est pas une priorité pour moi. Et même, cette pression est tellement écrasante que je ressens un plaisir libérateur à me jouer d’elle en faisant parfois l’inverse de ce qu’on attend, et en le prenant avec humour.
Il y a (quelques) mères qui réagissent contre la websérie de mère indigne (via les (z)imparfaites). Il y a les autres qui me regardent avec un air bizarre une fois de temps en temps. Ne les cherchez pas trop, ce n’est peut-être pas le genre à avoir un blog pour dire comment leur vie est belle et sans souci!
Qui sont-elles, ces mères imperturbables que la maternité ne remet pas en question?
Quand je me repasse le film de toutes les fois où je me suis fait regarder comme une mère indigne (comme si c’était un défaut!), c’était par une personne qui ne faisait qu’incarner une image, l’image de la pression sociale. La politesse, ou les bonnes manières nous dictent de faire ceci ou cela (rester calme et sereine en toutes circonstances, par exemple), donc: si j’ai été bien élevée, je dois m’insurger ou réagir quand je vois une autre mère faire quelque chose de pas correct! Sans réfléchir, quoi! Programmée comme un robot.
Mères jardinières
J’en connais des mères top qualité. Vous en connaissez aussi. Se posent-elles des questions? Sont-elles parfois découragées? Baissent-elles parfois les bras? Certainement.
Les mères que j’admire ou que j’idéalise s’occupent de leur enfant comme d’une belle fleur qu’on fait pousser. De l’eau, du soleil, une taille de temps en temps pour enlever les branches mortes et les mauvaises herbes. Des paravents, parfois, s’il le faut.
C’est le temps que tu as perdu pour ta rose…
“Le petit prince” en extrait audio ici, narré par Gérard Philippe. Je l’écoutais étant jeune, je le connais presque par coeur. Pourtant, je le redécouvre aujourd’hui et je trouve cet extrait très touchant:
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard… Je pleurerai.
- C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n’y gagnes rien !
- J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.
Le petit prince s’en fut revoir les roses:
- Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il…
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
- L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
- Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Tout le récit (texte) du Petit Prince ici.
extraits pdf de la version originale (amazon)
Photo de labyrinthe: woodleywonderworks
Photo de petit prince: Eason
Posted on mars 9, 2009 - by Nana
Vrac du lundi, wii!
- Après avoir résisté aux jeux vidéos comme s’ils étaient le démon incarné, nous avons finalement cédé pour une wii. Après un cinq minutes de défoulement essentiel à la boxe, je suis officiellement en amour avec la wii !
- Mamamiiia sur la journée de la femme: “le jour où vous devenez enceinte, vous ressentez un peu plus « la différence » avec vos collègues masculins (ou même vos collègues féminines célibataires!). La maternité soulève des questionnements auxquels vous n’avez encore jamais pensé (…)”
- C’est trop cool, un tapis de salle de bain en vraie mousse vivante! Pas sûre que c’est childproof…Via indie guest.
- L’enfant qui mange (trop) lentement: quoi faire. (Alyson Schafer)
- Aussi, Alyson Schafer recommande le livre de Barry MacDonald, “Boy Smarts“. C’est peut-être le livre qui va répondre à mes questions.
- “Dans la vraie vie” fait graduellement peau neuve. mais il reste du chemin à faire! C’est Banlieusardises qui m’a donné le goût, avec son nouveau look.
- PS: il est 18:15. Vous avez vu l’heure? je suis en train de bloguer avec un verre de vin alors que les enfants jouent au tennis sur la wii. Le souper est même pas fait! Quelle sublimissime indignité! Joussif.
Photo: Billaday
Posted on février 24, 2009 - by Nana
Finis ton assiette ?
C’est l’anniversaire d’une amie de ma fille (5 ans). J’y vais avec mes deux enfants. Comme les parents sont des bons amis, je reste et je donne un coup de main. On est dimanche avant-midi, quelques parents et beaucoup d’enfants sont là. Le papa m’offre à boire, café, thé? vino? Évidemment je prends du vin, et je dis:
“moi ça me prend de l’alcool pour survivre à une fête d’enfants!”
Regard horrifié d’une autre mère! appelons-la Sylvie. Mais c’est vrai, les fêtes d’enfants, c’est une enflure totale et c’est trop, trop, tout. Je m’y permets un verre de vin à 11h du matin.
Sylvie a une jolie fille de 5 ans, Charlotte. Et Charlotte doit finir son assiette. C’est un anniversaire, les enfants courent dans tous les sens, ils sont excités, on est là pour s’amuser. Mais Charlotte n’a plus faim.
Dans quelques années, Sylvie va mettre Charlotte à la diète. Elle va passer de “finis ton assiette” à “t’as assez mangé maintenant”. Combien on parie?
Comme mères, on dirait qu’on est programmées viscéralement pour s’inquiéter à savoir si nos enfants sont assez nourris. Une question de survie de la race, probablement. Cependant, on ne vit plus dans des grottes, on est entourés de nourriture. On a pas besoin de faire des réserves. Et on a surtout besoin de ne pas faire tout un plat autour de l’alimentation.
À la maison, je n’ai jamais eu l’énergie ni le coeur de forcer mes enfants à manger. Mais je sens la pression énorme des autres mères! Pendant le repas, on me demande: “ton fils mange pas?”, je réponds qu’il a mangé juste avant de partir. Ça les fatigue! Surtout que mon fils est très mince! Moi ça me fait sourire… Pourquoi faudrait-il qu’un enfant de 7 ans soit gras pour qu’on se sente sécurisé? il mange à sa faim. Et laissez-moi vous dire qu’il ne manque pas d’énergie.
Est-ce que manger ne devrait pas être avant tout agréable et savoureux? un moment familial de détente et de conversation? Pourquoi est-ce qu’on en fait une opération de contrôle?
J’ai entendu parler de ce livre dans un article de Josée Blanchette:
“Le bouquin fait la part des choses et refuse de se cantonner dans les régimes et la peur des aliments, en cette époque de sédentarité et d’obésité. Les enfants ont un instinct sûr en matière de nourriture, mais encore faut-il les laisser explorer et se rappeler qu’ils imiteront leurs parents d’abord. Des trucs pour les enfants difficiles, les ados qui mangent en cachette ou qui sont victimes des pressions du groupe. Du coup, on retrouve l’immense plaisir et le grand espace de liberté qu’offre le terrain culinaire.”
Depuis que j’ai lu ce livre, les repas sont plus agréables. On met une cuillérée de sucre sur les céréales parce que c’est bon. Sans culpabilité, quoi. J’ai remarqué que parfois je fais un repas, disons du riz avec un genre de chop suey. Ma fille va manger juste du riz (brun) avec un peu de sauce, et mon fils va manger juste le chop suey. Et alors? Et si ça nage dans le ketchup? Et alors?
Nos enfants en occident ne manquent pas de nutriments ni de vitamines. Il est beaucoup plus important de vivre avec eux des repas familiaux axés sur le plaisir…
Photo: myrrienPosted on juillet 22, 2008 - by Nana
Le mythe de la bonne mère
Les Z’imparfaites ne sont pas très impressionnées par “Le Livre des mères parfaites” suggéré par La mère blogue (cyberpresse). Avec un titre pareil, le contraire eut été étonnant…
S’affranchir de la perfection
Voici un livre que j’ai lu, re-lu, offert en cadeau, et que je devrais relire régulièrement: “Breaking the Good Mom Myth” (Every Mom’s Modern Guide to Getting Past Perfection, Regaining Sanity, and Raising Great Kids).
L’auteur, Alyson Schafer, est psychothérapeute, consultante en parentalité, et a deux enfants. Elle répond aux questions de parents à l’émission “The parenting Show” (disponible sur le web), donne des conférences, et tient aussi un blog, qui offre régulièrement des ressources pour les parents. 
Les méthodes qu’elle prône sont utiles, simples, pleines de bon sens et déculpabilisantes. Dans le tourbillon de la vie avec de jeunes enfants, on n’y aurait pas nécessairement pensé, ou trop tard. Voici quelques exemples:
- Identifier la différence entre “Slow-parenting” et “Fast-Fix parenting” (les méthodes longues et efficaces, ou les méthodes rapides genre bombes à retardement)
- Protéger le couple des difficultés de la parentalité (ne pas remettre son couple à plus tard)
- Comment tuer dans l’oeuf la jalousie entre les enfants
- École: garder la tête froide. le panneau de la performance.
- Pourquoi ne pas être une maman “entertainer” (billet à ce sujet ici)
Voici un livre intelligent qui ne rajoute pas de pression, et ne nous prend pas pour des tartes. Surtout, le livre brise beaucoup d’idées reçues (d’où le titre), et ouvre sur un chapitre sur l’importance de ne pas se faire passer en dernier. Oui, il est important de pouvoir aller à la toilette en solo (en profiter pour lire ce récit de mère indigne), et non, les enfants n’ont pas besoin de prendre leurs repas assis sur nos genous!
Je suis vraiment dûe pour une relecture…
Posted on juillet 18, 2008 - by Nana
Je n’ai pas quatre bras
J’en ai marre du multitasking!
J’ai pris le pli. Je navigue sur une quinzaine de fenêtres à la fois. Et combien de projets sont en cours? Combien de projets suspendus? Combien de journées à productivité douteuse, où le temps s’est écoulé si vite?
À première vue, on se croit très efficace en faisant plusieurs choses à la fois. On dirait qu’il n’y a pas d’autre moyen de tout accomplir de toutes façons! Or, on parle de plus en plus des multiples inconvénients de faire plusieurs choses à la fois.
- Madame Unetelle fait ses pré-arrangements post-partum tout en planifiant son souper! “Les entrevues sont longues. Vous en profitez pour réfléchir à votre prochain repas. Salade césar avec poitrine de poulet. « Le poste cadre parfaitement avec mes objectifs de carrière», entendez-vous pour la énième fois. Pourquoi pas un Shish Taouk?” …Ça me ressemble!
- 5 conseils de Gautier Girard: Comment organiser son temps pour conserver une productivité élevée dans un monde du travail multitâche ?
- Multitasking Is Counterproductive: Shifting Mental Gears Downshifts Productivity: les mythes du multitasking. Comment fonctionne notre cerveau? 5 étapes pour focuser:
- Dompter le email
- Aider la concentration en se vidant la tête par des listes
- Stopper les interruptions
- Conserver sa concentration en notant les choses qui nous passent par la tête en travaillant
- Utiliser des aides-mémoire
- How NOT to multitask “6. When you are working on a task in a time block, turn off all other distractions. Shut off email, and the Internet if possible. Shut off your cell phone. Try not to answer your phone if possible. Focus on that one task, and try to get it done without worrying about other stuff.”
- Slow Down, Brave Multitasker, and Don’t Read This in Traffic “Multitasking is going to slow you down, increasing the chances of mistakes,” said David E. Meyer, a cognitive scientist and director of the Brain, Cognition and Action Laboratory at the University of Michigan. “Disruptions and interruptions are a bad deal from the standpoint of our ability to process information.”
Très bien, très bien, intéressant. Maintenant, comment faire pour finir une phrase sans se faire couper la parole à la maison?
. Photo: MattymattPosted on juillet 17, 2008 - by Nana
Femme au foyer ou femme en feu
Avec quoi a-t-on remplacé le modèle de la femme au foyer?
On s’entend: je me réjouis d’avoir une carrière, je me réjouis d’avoir des enfants, et je suis heureuse avec mon amoureux, le père de mes enfants. Je me réjouis de toutes les femmes qui ont une carrière. En dehors de ça, quand je compare mon enfance et l’enfance de mes enfants, quand je compare mon quotidien avec celui qu’avait ma mère au mème âge, je me pose des questions.
Productivité, je t’aime
Des fois, on a un point de vue négatif sur les femmes au foyer: On a l’impression qu’elles se prélassaient toute la journée, ne prenaient pas soin de leur apparence, profitaient de leur mari. Aujourd’hui, on glorifie la suractivité, la productivité, la perfection. Quel lavage de cerveau a pu permettre ça? Qu’est-ce qu’on peut bien en retirer?
Mathématiquement…
On prend un père qui travaille toute la semaine pour faire vivre sa famille. On ajoute une mère qui s’occupe des enfants, de la maison, du bien-être de la famille. Avec ça, des enfants, qui reviennent de l’école tôt et dans une maison où le niveau de stress est relativement normal. Disons qu’on avait là une forme de modèle, qui avait ses défauts évidemment, mais un modèle en ce sens qu’il était partagé par l’ensemble d’une société depuis nombre d’années.
À partir de ce modèle-là, qu’est-ce qu’on fait: on ajoute, on ajoute, on ajoute! On ajoute une carrière, on ajoute qu’on veut que nos enfants prennent des cours de langues dès la gestation, qu’ils deviennent des petits génies, on ajoute de la pression, et encore de la pression.
- Avons-nous plus d’énergie que dans les années 60-70?
- Voulons-nous à tout prix prouver que nos talents d’organisation font des miracles?
- Le partage des tâches n’a-t-il pas le dos large?
- Est-ce que tout le monde a une femme de ménage, qui vient plusieurs fois par semaine?
- Mangeons-nous que des surgelés?
Il y a forcément quelqu’un qui paie!
Au choix: parents épuisés, parents endettés, parents divorcés, enfants stressés…
Difficile conciliation travail-famille
- Parents au travail: attention danger! (”Pourtant, c’est dans la réévaluation complète des contraintes liées au travail que se trouve une piste de solution à cet épineux problème social. «Les entreprises ont tendance à considérer que faire des enfants est une responsabilité individuelle, alors que la problématique des parents-travailleurs a des dimensions sociales, culturelles et économiques très fortes. Il faut donc arriver à transformer les milieux de travail en fonction d’une conscientisation plus collective de cette réalité. Car il s’agit véritablement d’un débat de société», ajoute madame Tremblay.”)
- 1 woman, 2 roles and stress (de la difficulté à passer de la vitesse pro à la vitesse famille)
- The elements of stress in parenting 101 (”Attention! Attention! This is your Parent speaking. Get up. Get dressed. Eat breakfast. Put on your coat. Run to the school bus. NOW!“)
- Le parent et le couple au risque de la parentalité
- Stress Management For Kindergartners (”Every other generation saw parents going through hardship. But they also saw family meals or playing in the street. Now grown-ups de-stress in the middle of the night, after everyone else goes to sleep.”)
- Entrevue avec Gisèle Georges, auteure de “Ces enfants malades de stress“
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Photo: fazenPosted on juillet 4, 2008 - by Nana
L’amour infini
À force de discuter avec des copines mamans, je me rends compte d’une chose: on n’est pas douées pour prendre du temps pour nous-mêmes. Les papas, eux, en auraient beaucoup à nous apprendre… Comment font-ils?
Temps libre typique de maman
- Préparer le camp de jour du plus vieux
- Aller magasiner pour les enfants
- Partir une brassée
- Aller dîner avec une amie
- Culpabiliser
- Aller chercher les enfants plus tôt
Temps libre typique de papa
- Aller au cinéma
- Aller s’acheter des livres/films/gadgets
- Jouer à des jeux sur l’ordinateur
- Passer la soirée avec les amis, rentrer très tard
- Aller faire du sport
C’est pas juste!
Et, à bien y penser, j’ai l’impression que la source de notre incapacité à prendre du temps perso est la culpabilité. Parce que être mère, c’est infini. C’est l’amour infini. C’est donner infiniment. C’est des bisous innombrables. C’est ne pas pouvoir respirer trop loin de notre progéniture. C’est se sentir coupable de tous les maux passés et à venir.
Dans ce contexte, comment pourrais-je envisager sérieusement aller chez l’esthéticienne?
Non mais, sans blague. Je pourrais handicaper sérieusement l’avenir de mon enfant en l’abandonnant ainsi. On s’en fout qu’on voit mes points noirs depuis l’autre côté de la rue! On s’en fout que mes cheveux tiennent plus de la moppe que de la soie. On s’en fout que je suis habillée en maman-soccer de 1998. Il y a dans les hautes sphères de la noblesse de l’âme un mandat infini: celui de donner le maximum à ma descendance. Coûte que coûte.
C’est pas que je n’essaie pas
Parfois, j’en ai marre, et je me mets sur mon 36. Talons hauts, ensemble chic, maquillage, etc. Je me dandine, je suis à la mode, j’ai l’air chouette. Et puis je vais chercher les petits. Reality check. Qu’est-ce qui à l’air plus tarte qu’une femme qui va chercher ses enfants tirée à quatre épingles? Qui a peur de salir sa blouse blanche avec du jus de popcycle? Qui ne peut pas serrer son petit dans ses bras parce qu’il vient de manger du gâteau? C’est bibi! Absurde! Me priver du plaisir de recevoir mon fils qui me saute dans les bras en criant: “mamaaaaaan!”, me retenir de faire un câlin à une poupoune pleine de graines de biscuit? Déjà, je ne peux pas recevoir 40 livres d’enthousiasme en talons hauts sans tomber, et ensuite, je n’ai aucune idée comment faire partir des taches sur le blanc.
Pour rendre les choses plus difficiles…
Les femmes, on essaie même de sauver la face. Avouons! Quand on reçoit des amis, la maison est soudainement nickel! On cuisine des petits plats parfaits! Comment ça va? ça va très bien! Super top! génial! Tes cheveux sont superbes! Mon couple va très bien! ouais! super! génial! Hahaha! J’en ai mal au sourire. Il faut gratter longtemps pour se rendre compte que c’est à peu près pareil chez la voisine!
Mais il y a les autres…
Celles qui te recoivent dans une vraie maison à l’envers. Celles qu’ont voudrait envoyer à What Not To Wear. Celles qui ont de la broue dans le toupet, et que ça se voit littéralement dans leur coupe de cheveux. Celles qui admettent ne pas trop tripper “maternité”. Celles qui font un usage étendu de gardiennes. Celles qui font un usage étendu de films. Vont-elles chez l’esthéticienne?
Il faut faire quelque chose
C’est un cas de testostérone. On en est là. Des suppléments. Beaucoup de suppléments.
Je me demande si c’est bon contre les points noirs?
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Photo: *L*u*z*a*Posted on juin 15, 2008 - by Nana
Gâteau trop cher
C’est la fête des pères.
-Ça te ferait plaisir, ce gadget super cool pour la fête des pères?
-Moi tout ce que je veux, c’est passer une belle journée en famille.
Pourquoi?
Pourquoi se casser la tête pendant des heures, parcourir d’innombrables kilomètres dans des magasins, dépenser inutilement de l’argent durement gagné, et contribuer à l’amoncellement de gugusses sur la planète?
Les papas veulent passer du temps en famille, relax, manger un dîner spécial en autant que ce n’est pas long à cuisiner, et contempler les mignons bricolages des enfants. Avoir plusieurs câlins. Faire une sieste.
Opération gâteau avec les enfants
Ça fait de la farine partout, on salit tous les bols, les oeufs sont mal battus, il y a peut-être un cheveu dans la pâte! Ce n’est pas grave! On fait un gâteau pour papa, et il sera délicieux!
“j’ai mal au ventre, j’ai mangé du gâteau trop cher” déclare poupoune de 4 ans. C’est vrai qu’il était “cher”. Il y avait dedans: des guimauves, du beurre d’arachides, des pépites de chocolat, beaucoup de beurre et de la crème fouettée…
Et pour mon propre papa?
J’en suis venue à la conclusion qu’on fait un peu, beaucoup, passionnément (…) des cadeaux aux autres pour témoigner de sa propre richesse, son propre pouvoir, sa propre créativité (”quelle bonne idée!”), parce qu’on se sent obligé, pour tenter de noyer une culpabilité, et qu’en plus, on créé une chaîne de redevance.
À chaque année et à chaque fête, mammie me dit “fais-nous pas de cadeau”, elle me le répète sans cesse. “Ce qui nous fait plaisir, c’est d’avoir votre visite”. Comprendre: voir les petits. Et ça, c’est un cadeau en soi.
À la recherche des cadeaux parfaits
Quand même, le “bon” cadeau existe. Il y a les cadeaux symboliques. Il y a les cadeaux vraiment pratiques. Il y a les cadeaux pour l’amie qui va accoucher. Les cadeaux en plein dans le mille. Les cadeaux pour les enfants, qui font découvrir quelque chose. Le cadeau désiré depuis longtemps. Le cadeau sur mesure. J’y reviendrai après une bonne sieste en famille…
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Photo: alisdairPosted on juin 12, 2008 - by Nana
Randy Pausch: réaliser ses rêves d’enfant
Randy Pausch est un professeur de sciences informatiques bien connu de l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh). Père de 3 enfants, il est atteint d’un cancer du pancréas en phase terminale.
Il donnait en septembre 2007 une conférence très drôle, émouvante et inspirante intitulée “achieving Your Childhood Dreams” (réaliser ses rêves d’enfant). Il parle avec humour de sa propre enfance, de ses rêves audacieux, et comment il a réalisé plusieurs d’entre eux et adapté les autres.
Par exemple, “Être Capitaine Kirk” est devenu “Rencontrer Capitaine Kirk”. Il a obtenu un petit rôle dans un film de Star Trek à cause de sa notoriété. Il a travaillé pour Walt Disney Imagineering, réalisant ainsi un autre de ses rêves.
Vers la 50e minute du cours, il parle de ses parents et de sa propre éducation, des lessons apprises, des gens qui ont marqué sa vie. Il devient particulièrement ému en parlant d’un de ses mentors qui lui a dit à la fin de ses études (traduction libre):
“Il faut que tu te diriges vers l’enseignement, parce que tu es tellement bon vendeur. Tant qu’à vendre quelque chose, aussi bien vendre quelque chose de significatif, comme l’éducation.”
Son livre “The Last Lecture” est #1 New York Times Bestseller.
- La page personnelle de Randy Pausch
- 10 questions pour R. Pausch (vidéo, podcast et photos de TIME)
- le dernier cours de Randy Pausch (le Monde)
- article du Wall Street Journal
- Il a aussi donné un cours sur le Time Management
- Pausch est le fondateur du projet Alice
(mise à jour: Randy Pausch est mort le 17 août 2008)
